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Le mois de mai, mois de la Résistance

Chers amis,

Le mois de mai qui vient de s’écouler nous permit de rendre de nombreux hommages à la Résistance, particulièrement le mercredi 27 mai où, plus d’un demi-siècle après le « terrible cortège » de Jean Moulin, selon les mots d’André Malraux, de nouveaux résistants sont entrés au Panthéon français.

Pierre Brossolette, résistant, torturé et mort sans jamais avoir dénoncé quiconque ; Germaine Tillion, résistante, déportée, et devenue ethnologue par la suite ; Geneviève de Gaulle-Anthonioz, résistante, nièce du général, et militante durant toute sa vie pour les Droits de l’Homme et contre la pauvreté ; et Jean Zay, résistant, ministre de l’éducation sous le Front Populaire, assassiné par la milice en 1944, et dont le collège de Rousset porte fièrement le nom, reposent désormais au temple laïque de la République parmi les hommes illustres pour lesquels la patrie est reconnaissante.

Ce geste fort du Président de la République fut pour la France un « rendez-vous avec le meilleur d’elle-même » selon ses mots de conclusion. La place est de ces grands hommes est désormais dans le sacro-saint lieu de la République pour laquelle ils luttèrent au péril de leur vie.

Leur rendre hommage c’est les ériger en exemples pour toutes les générations et celles à venir. Le passé et le présent restant intimement liés, notre devoir est, comme l’a rappelé François Hollande, de refuser la fatalité, d’espérer et de lutter comme eux le firent : « l’esprit de résistance » prend alors tout son sens avec l’entrée au Panthéon de ces hommes et femmes qui ont combattu pour la liberté et la République. Cette dernière n’est pas figée, elle se construit, se bâtit dans le temps et se cimente autour des grandes figures et personnages qui l’ont portée et défendue à travers les siècles.

Il était également important de les honorer tant leur combat fait écho avec les événements que notre pays a connu en janvier dernier. N’ayant pas peur de défendre la liberté, Pierre Brossolette, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Jean Zay se levèrent et défendirent l’idée d’une République ouverte et progressive.  Je ne peux dès lors que rejoindre les mots de François Hollande, hier, selon lesquels « chaque génération a un devoir de vigilance […] pour que l’intolérable ne soit pas toléré » avec pour inspiration les actes de bravoure de ces quatre figures de la Résistance française.

De nombreux hommages ont ainsi été rendus localement par ceux qui se souviennent que le “ventre est encore fécond d’où surgit la bête immonde”, pour reprendre les mots de Brecht. Particulièrement aux côtés de l’ANACR, dont j’avais ouvert récemment l’AG départementale, et qui organisait avec le Parti Communiste Français sa traditionnelle cérémonie sur la place des Martyrs de la Résistance, durant laquelle Noëlle Ciccolini-Jouffret a déposé une gerbe en mon nom.

Commémorations officielles également dans la matinée, en présence d’Harlem Désir venu se recueillir au Camp des Milles.

 

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Crédit photo: HB

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Catégories : À la une, Actualités | par jdc
posté le 06/5/15