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Fête des 20 ans du Foyer de vie l’Orée du jour de l’Espoir Provence

L’Espoir Provence, association présidée par Pierre Roussel, et spécialisée dans la prise en charge du handicap psychique, fêtait récemment le 20ème anniversaire de son foyer de vie l’Orée du jour à Aix. Hébergeant des adultes affectés par des troubles psychiques, notamment schizophréniques, et stabilisés, cet établissement offre une prise en charge souple orientée vers l’insertion sociale des résidents, et des moments de répit aux familles, souvent isolées.

J’ai souligné l’importance du travail effectué par les équipes et des bénévoles dévoués, qui sortent la maladie et les malades de la stigmatisation que la société fait encore peser sur eux. Certes, depuis le temps des asiles et de Michel Foucault nous avons considérablement évolué dans l’humanisation de la prise en charge des enjeux de santé mentale, mais nous continuons encore trop souvent à rendre invisible ces souffrances. Or la maladie mentale n’est pas un tabou, un non-dit, quelque chose qu’il faut cacher.

Il faut ainsi aider les familles et les malades. Nous pouvons aujourd’hui, comme le fait l’Espoir Provence, les accompagner avec empathie pour permettre à chacun de reconquérir une autonomie, même fragile. Notre société n’a pas le droit d’abandonner les malades et leurs proches, de tourner le dos aux familles, de n’offrir le silence que comme réponse.

Cette tâche est pourtant difficile, non seulement du fait de la complexité des situations individuelles et parfois du sentiment d’impuissance que l’on peut éprouver, mais également par l’état difficile dans lequel se trouve le secteur de la santé mentale. Les années 2000 ont été compliquées pour les professionnels. On a eu tendance à ne voir les malades que comme des personnes dangereuses, des criminels en puissance. On a ainsi glissé d’une philosophie de l’accompagnement et de la prise en charge à une approche sécuritaire qui, en fin de compte, n’apporte pas d’avantage de sécurité, ni aux professionnels, ni à la société. Je salue le travail mené par le député Denys Robiliard et la mission parlementaire sur la psychiatrie, qui a mis en évidence un recours de plus en plus systématique aux hospitalisations sous contrainte. Cette mesure devient une solution illusoire privilégiée pour traiter les problèmes de santé psychiques.

J’ai donc salué l’investissement de chaque bénévole, des élus comme Jean François Picheral qui ont permis la naissance de cette structure, pour une société que nous espérons plus ouverte et tolérante au handicap.

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Catégories : À la une, Actualités | par jdc
posté le 10/28/14