Hémicycle

Economie sociale et solidaire: la majorité défend un autre modèle de développement

L’Économie sociale et solidaire (ESS) regroupe l’ensemble des associations, coopératives et mutuelles qui développent des activités économiques à vocation sociale ou écologique. Il s’agit d’un secteur distinct de la puissance publique et de l’entrepreneuriat privé, qui s’inscrit résolument dans la solidarité. Héritière de la tradition socialiste des coopératives et mutuelles du 19e siècle, l’ESS a connu un renouveau à partir des années 1980 sous des formes innovantes, répondant aux nouveaux besoins sociaux émergents et relevant le défi du développement durable.

Aujourd’hui, elle représente en France 10% du PIB et 10% des salariés, et connaît une croissance tendancielle de son volume d’emploi (+23% d’emplois dans ce secteur depuis les années 2000).

Néanmoins, ce champ économique connaît des difficultés structurelles: disparate, fragile, éloigné du circuit bancaire, peu rentable de part son essence solidaire, mis en concurrence avec le secteur privé classique, il peine à se structurer. C’est pourquoi déjà le gouvernement Jospin avait tenté, en 2001, d’initier une démarche d’appui de la part des pouvoirs publics. Aujourd’hui, c’est une loi cadre très attendue par le secteur qui vient d’être adoptée en ce 20 mai par l’Assemblée Nationale. Ce texte vise trois objectifs: améliorer la reconnaissance du secteur, le moderniser pour le rendre plus fort, et développer son financement.

J’ai suivi de près la discussion, co-signant près de 70 amendements. Je suis heureux qu’un soutien précieux ait pu être engagé vis à vis d’un secteur d’avenir, qui démontre la possibilité de conjuguer création de richesses, solidarité, et démocratie économique.

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Catégories : À la une, Actualités | par jdc
posté le 05/20/14