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Antennes relais: la nécessité du principe de précaution

L’étude publiée très récemment par la Revue Environnement Science and Pollution Research, concernant les effets biologiques des radiofréquences sur le sommeil, vient nous rappeler que l’état du savoir sur les impacts sanitaires des ondes électromagnétiques reste encore très inachevé. En effet, dans cette recherche pilotée par l’Institut National de l’Environnement Industriel et l’Université de Picardie, il est démontré que des populations de jeunes rats ont été affectés dans leur “équilibre énergétique” par une exposition constante (6 semaines) à des ondes d’une intensité de 1 volt par mètre, ce qui constitue un standard d’exposition très faible par rapport aux normes actuelles, et aux mesures effectuées dans la plupart des grandes villes (où l’on se situe entre 2-3 v/m en moyenne).

Il ne faut pour autant en aucune manière tirer des conclusions hâtives et catastrophistes de cette étude. Néanmoins, il est plus que jamais nécessaire d’appliquer le principe de précaution en matière d’ondes électromagnétiques, car, à ce jour, il n’est toujours pas démontré scientifiquement, de manière ferme et définitive, que l’exposition aux rayonnements ne comporte aucun danger. Loin de constituer la manifestation de “peurs irrationnelles”, cette position doit être défendue dans le cadre du travail que le Parlement poursuit sur ce dossier.

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Catégories : À la une, Actualités | par jdc
posté le 04/5/13