Débat sur la mondialisation avec André Cartapanis

André Cartapanis, professeur d’économie à Sciences Po Aix, était l’invité du Parti Socialiste pour animer un débat sur la mondialisation à Aix.

Devant plusieurs dizaines de militants, il a livré un exposé clair et nuancé sur la crise actuelle en mettant en perspective les éléments de de tensions et de déséquilibres internationaux, avec cependant des pistes de réflexion pour réorganiser l’architecture financière mondiale et lutter contre l’augmentation constante des inégalités sociales.

Un nouveau Centre de télégestion pour le Canal de Provence

Noëlle Ciccolini-Jouffret me représentait la semaine dernière pour l’inauguration du nouveau Centre de télégestion de la Société du Canal de Provence. Ces équipements modernes vont permettre à la SCP de poursuivre la mission visionnaire que Louis Philibert et les élus de la région lui avaient confié à l’époque, celle de la régulation et de la gestion optimale des réseaux hydroliques dans un contexte de forte demande.

Un rôle indispensable pour notre région et ses habitants, qui nous rappelle à quel point nous devons prendre soin de nos ressources en eau.

(crédit photo: SCP)

Le Noratlas 105 a fêté son 60e anniversaire

Le Noratlas n°105 a fêté son 60e anniversaire cette année en reprenant les airs lors d’une matinée qui lui était consacrée. Cet avion historique de transport d’hommes et de matériels fut en service de 1956 à 1986, et a mené de nombreuses missions militaires ou humanitaires avant de prendre une retraite bien méritée. Laissé à l’abandon, il fut restauré par l’association Noratlas Provence, un groupe de bénévoles passionnés d’aviation, qui l’entretient depuis 20 ans. Classé monument historique en 2007, il est la seule unité de ce type à voler dans le monde. Bravo à tous les bénévoles qui ont permis de maintenir en parfaite condition ce témoin de la grande histoire de l’aviation française!

L’avenir de l’électronique imprimée à Rousset abordé dans l’Hémicycle

Je suis intervenu récemment en séance pour poser une question orale sur le développement de la filière industrielle de l’électronique imprimée dans les Bouches du Rhône et notamment à Rousset. Derrière cet intitulé complexe se cache un enjeu économique fort, celui de notre capacité à soutenir un secteur en expansion, capable d’inventer les applications qui seront issues de la révolution des objets connectés. Et nous avons la chance d’accueillir, sur notre territoire, les start up et les brevets qui inventent ces technologies, les industrialisent, et nous devons nous mobiliser pour leur réussite!

 

Question orale sur l’électronique imprimée

QUESTIONS ORALES SANS DEBAT

Séance du Jeudi 31 mars 2016

 

Filière électronique imprimée dans les Bouches-du-Rhône

 

Jean David CIOT

« Ma question, madame la secrétaire d’État, a trait à l’avenir du secteur de la microélectronique en France et en Europe, qui constitue un enjeu majeur pour l’ensemble de nos industries de demain.

Les Bouches-du-Rhône développent aujourd’hui des capacités industrielles essentielles pour l’innovation et l’emploi dans notre pays.

Ce département concentre de grands acteurs industriels, autour notamment de ST Microelectronics, leader mondial des semi-conducteurs, de Gemalto, leader mondial de la carte à puces, d’Airbus Helicopters, leader mondial de la construction d’hélicoptères, de Aix-Marseille Université, la plus grande université de France. La French Tech y est représentée par le campus numérique The Camp et la recherche mondiale en matière d’énergie par l’implantation du CEA et d’ITER à Cadarache.

Sur ce territoire, le Pôle électronique de Rousset, où travaillent plus de 7 000 salariés, a su également structurer un écosystème innovant et attractif qui s’inscrit fortement dans ce maillage industriel.

C’est pourquoi nous devons tout mettre en œuvre pour permettre la structuration à Rousset d’une filière de nanoélectronique organique, en particulier dans le domaine de l’électronique imprimée, autour de la start-up émergent Genes’ink, l’une des rares entreprises dans le monde à développer des brevets dans ce secteur hautement stratégique. Les pouvoirs publics ont là une opportunité unique de structurer, aux confluents de l’électronique, de la chimie et des objets connectés, la base technologique sur laquelle s’appuiera la révolution numérique qui s’amorce dans tous les domaines de la vie quotidienne

Les applications induites par cette technologie seraient ainsi capables de dépasser les matériaux non organiques de type silicium, aujourd’hui utilisés dans la microélectronique classique, mais soumis à une intense concurrence internationale, comme l’a démontré la faillite de l’usine LFoundry.

Elles offriraient également un débouché important pour la reconversion de la pétrochimie, en crise dans notre département, en valorisant les compétences et les savoir-faire des chimistes dans le cadre de nouvelles perspectives industrielles.

C’est pourquoi, madame la secrétaire d’État, je souhaitais vous demander comment l’État pourrait s’engager pour accompagner la pérennisation d’un écosystème industriel innovant autour du pôle microélectronique de Rousset, en permettant d’y structurer la création d’une filière innovante en matière d’électronique imprimée.

 

David HABIB, président de séance

« La parole est à Mme la secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire. »

 

Martine PINVILLE, Secrétaire d’état chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire

Je vous prie, monsieur le député, d’excuser l’absence d’Emmanuel Macron, qui m’a chargé de vous répondre.

L’électronique imprimée regroupe des acteurs de domaines techniques variés tels que la chimie, l’électronique, l’impression ou encore la plasturgie. La filière se structure au niveau national, notamment sous l’égide de l’Association française de l’électronique imprimée, l’AFELIM, qui s’emploie à fédérer l’ensemble des acteurs du domaine.

L’écosystème de la microélectronique en région PACA accueille des représentants de l’électronique imprimée, qui profitent notamment de la plateforme Micro-Packs, plateforme mutualisée de moyens pour la caractérisation des circuits électroniques.

Au-delà des applications sans contact et RFID, sur lesquelles des sociétés de la région PACA s’illustrent déjà à l’échelle mondiale, l’électronique imprimée est encore au stade de la maturation technologique. Des efforts de recherche et développement restent à produire pour développer des solutions capables d’atteindre des marchés de grand volume et de faire émerger un écosystème de grande ampleur, aboutissant au développement d’activités pérennes et d’emplois nouveaux.

L’État soutient l’effort de recherche et développement de cette filière émergente en finançant ou cofinançant des projets collaboratifs, en particulier via des projets du Fonds unique interministériel et des clusters Eurêka, pour un montant global d’aides de 18 millions d’euros.

L’électronique imprimée fait par ailleurs partie des activités de la filière microélectronique, qui présente une importance stratégique particulière. L’État et les collectivités locales de la région ont piloté une étude sur l’avenir de la microélectronique en PACA en 2015. Cette étude a permis la formation de quatre groupes de travail, regroupant industriels et pouvoirs publics, avec pour objectif de proposer une liste d’actions à mener pour développer l’emploi dans la microélectronique en PACA. L’ambition est de créer 1 000 emplois nouveaux à l’horizon 2020. Le potentiel que pourrait offrir l’électronique imprimée sera exploré dans le cadre de ces groupes de travail.

 

David HABIB, président

La parole est à M. Jean-David Ciot.

 

Jean-David CIOT

Juste un commentaire : il s’agit d’une filière en devenir. Des études montrent que les objets connectés représenteront au plan mondial un chiffre d’affaires de 120 milliards dans les années 2020. Il est important que cette région qui est au confluent de toutes les compétences puisse être aidée. Je constate que c’est fait : Micro-PackS bénéficiera de ce dispositif. Nous sommes aussi très intéressés par les comptes rendus de ces groupes de travail de la part des services de l’État. Je vous remercie en tout cas de votre réponse.