Fin de vie: une avancée insuffisante

L’Assemblée examine en ce moment la Proposition de Loi Claeys/Léonetti sur les personnes en fin de vie. Ce texte crée un nouveau droit, celui d’une “sédation  profonde et continue” pour les malades incurables, afin de diminuer leurs souffrances.Il s’agit d’une avancée importante dans la réflexion que notre société porte, par delà les clivages politiques, sur la dignité et la fin de vie.

Sur ce sujet difficile et douloureux, j’étais pour ma part partisan d’aller plus loin que la loi, et de permettre la mise en place d’une “assistance médicalisée active à mourir”. Il me semble en effet important de respecter l’autonomie de décision des individus, sous réserve que cette décision soit clairement explicitée – et la loi doit imposer des garde fous nécessaires.

Avec de nombreux députés, nous avons déposé, en première et seconde lecture, un amendement visant à reconnaître ce principe (cf ci dessous). Malheureusement, nous n’avons pu rallier une majorité de voix, en raison de l’opposition du gouvernement.

Cependant, nous avons pu poser ce débat, important aux yeux de très nombreux français. Sur cette question, comme sur l’ensemble des questions sociétales, je sais que le débat se poursuivra et que nous serons capables de mener une réflexion éthique exigeante sur la fin de la vie et la manière de la rendre la plus digne possible.

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