Visite de la prison de Luynes: les enjeux de la prévention et de la réponse pénale

J’ai visité le Centre Pénitentiaire de Luynes mi juillet, pour aborder avec le Directeur, M. Linares, et le Commissaire D’Aix, M. Nivaggioli, l’ensemble des enjeux liés au milieu carcéral sur ce site.

En premier lieu, il est important de souligner que la prison reste un maillon essentiel de la chaîne pénale, même si elle est, par nature, un lieu circonscrit aux frontières de la société. En effet il serait erroné de penser la prison sans son environnement plus large, notamment en matière d’après-enfermement, de prévention de la récidive et de réinsertion.

Lors de cette demi-journée, j’ai pu découvrir l’ensemble de l’établissement et m’entretenir avec plusieurs détenus sur leurs histoires de vie, leur ressenti et leurs perspectives. J’ai pu découvrir les conditions de détention, ainsi que les activités proposées pour favoriser la réinsertion, tels que les ateliers de travail.

Je poursuivrai ce travail en recevant notamment les syndicats d’agents pénitenciers, pour aborder la question des conditions de travail rendues difficiles par la surpopulation (Luynes comptait en début d’années plus de 1000 prisonniers pour 680 lits), et les associations au sujet de l’accompagnement social, nécessaire pour éviter la marginalisation ou la radicalisation des individus les plus fragiles.

Même si le centre de Luynes, qui ne reçoit que des “petites” peines et des personnes en attente de jugement, est plutôt préservé structurellement de la violence qui peut exister de manière plus intense dans les prisons de plus haut niveau sécuritaire, la mobilisation de l’administration reste forte pour faire de la prison à la fois une zone de droit, où l’on réapprend les règles de la vie en société, mais également un lieu où peut se dessiner l’espoir d’une deuxième chance à la sortie.

Notre société doit impérativement s’emparer de ces sujets plutôt que de considérer la prison comme un espace “étranger” et effrayant. Il en va de notre sécurité collective, de l’efficacité de la lutte contre la délinquance, et du vivre-ensemble car nous ne pouvons nous désintéresser du sort des milliers de compatriotes qui, chaque année, passent par les centres pénitentiaires et doivent en sortir avec la volonté de retrouver une place et une dignité au sein de notre pays.

 

JDC Luynes

Areva TA: quel avenir pour la dissuasion nucléaire française?

Depuis plusieurs années, j’ai écrit à plusieurs reprises au Ministre de la Défense et au Ministre de l’Economie pour leur faire part de mes inquiétudes au sujet de l’Avenir d’Areva, qui me semblait poursuivre une logique d’accumulation financière au détriment du maintien d’un haut niveau de compétences technologiques et de capacité à porter les grands projets industriels d’avenir. Je pense notamment au secteur de la défense nationale qui repose sur la propulsion nucléaire dont sont équipés le Charles de Gaulle et nos sous marins lanceurs d’engins, propulsion nucléaire dont le grand “architecte” est Areva TA, filiale d’Areva.

Dans le pays d’Aix, autour du RES ou du RJH à Cadarache, nous mesurons l’importance des investissements consacrés à la propulsion nucléaire, pour former nos officiers, contrôler, réparer et améliorer nos technologies dont dépend toute la composante maritime de la dissuasion nucléaire.

C’est pourquoi l’avenir d’Areva, et donc d’Areva TA, m’interpelle énormément. Il y a derrière ce sujet toute la question de notre stratégie de dissuasion nucléaire et d’indépendance nationale.

J’ai ainsi écrit au Ministre de la Défense pour lui faire partager ma position, à savoir que la meilleure solution pour Areva TA passe par un rapprochement avec le CEA, afin de constituer un acteur public majeur capable de relever les enjeux stratégiques de notre défense nationale.

 

 

JDC Le Drian

Déjà 40 ans pour le Tennis Club du Tholonet!

En début de mois, le Tennis Club du Tholonet fêtait ses 40 ans. Invité par Francois Lescuyer, son président, j’ ai voulu rendre hommage à toute son équipe qui, par leur engagement bénévole au quotidien et leur passion, font vivre ce club.
Le Tennis club du Tholonet fondé en 1975 est aujourd’hui un club qui compte près de 350 licenciés, dont une centaine d’ enfants à l’ école de tennis. Son tournoi annuel a su réunir plus de 200 inscrits, dont 5 joueurs et joueuses numérotés, ce qui nous a valu un spectacle remarquable.
Le nombre croissant de licenciés et la qualité du tournoi, témoignent du dynamisme du club et son enracinement profond dans la vie du village, mais également du pays d’Aix.

Lancement de The Camp

En marge des Rencontres du Cercle des Économistes, le projet The Camp a été lancé par Frédéric Chevalier qui le porte avec énergie depuis des mois.

Ce projet est particulièrement intéressant: il vise à créer un campus numérique qui deviendra un “laboratoire à ciel ouvert”, un espace de travail collaboratif pour innover et inventer l’avenir. En accueillant dans un espace commun de travail des chercheurs du monde entier, Frédéric Chevalier fait le pari d’une ébullition des cerveaux propice aux découvertes et à la connaissance.

Un très beau projet, soutenu par de nombreux partenaires, la Caisse des Dépôts, l’AMU, les élus, et le Ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, qui étaient présents pour cet événement

 

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Le projet Campus Mirabeau: renouer le lien entre la ville et l’Université

J’ai participé, avec les élus et techniciens de la ville et de la CPA, avec les responsables de l’Université, du Rectorat et du Crous, à la visite des différents sites concernés par le vaste projet Campus Mirabeau qui vise à redessiner la dynamique universitaire aixoise, à travers le plan Campus ou les investissements réalisés dans le CPER.

Afin de conforter l’avenir universitaire de la ville, son attractivité auprès des étudiants, et de construire un environnement fécond pour la recherche et la connaissance de demain, de grands investissements ont été engagés par les pouvoirs publics pour décloisonner l’université, rapprocher les campus, par exemple en lettres et droit, moderniser les conditions d’accueil, dégager de nouvelles superficies, regrouper les laboratoires, etc….

Ce programme est ambitieux mais surtout nécessaire pour loger les étudiants et les faire travailler dans des conditions optimales, et ainsi assurer l’excellence du savoir et de l’innovation dégagés par notre territoire. La présence universitaire à Aix n’est pas une rente inépuisable, c’est avant tout un investissement permanent dans l’avenir et dans la conviction que la première richesse d’un territoire, c’est son intelligence.

L’excellence culinaire aixoise à l’honneur à Chateauneuf le Rouge

Dimanche j’ai inauguré avec Michel Boulan le Festival de la Gastronomie Provençale, à Châteauneuf le Rouge, qui a rassemblé plusieurs chefs du pays d’Aix venus proposer des dégustations savoureuses au public, présent en nombre.

Cette initiative annuelle est importante, au delà du plaisir gustatif, pour mettre en valeur le travail considérable, novateur et dynamique effectué par de jeunes chefs qui ont ouvert leurs établissements en pays d’Aix avec succès, et proposent une cuisine qui tire le meilleur des produits de notre terroir. Cette capacité à sublimer les savoir faire culinaires locaux contribue fortement à l’attractivité culturelle de notre territoire, à valoriser nos activités agricoles et nos circuits courts et traditionnels, et à construire positivement l’identité du pays d’Aix.

C’est pourquoi, pour la gastronomie comme pour la viticulture, je suis toujours très attentif à l’énergie que ces jeunes entrepreneurs déploient pour innover et proposer de grands plats, à des prix accessibles, issus de notre patrimoine alimentaire, car j’estime qu’il y a ici un enjeu non seulement économique, mais également de valorisation de l’identité provençale.

 

 

Loi NOTRE: En séance pour défendre la solidarité métropolitaine et l’information géographique

J’ai fait voter, lors de l’examen de la loi Nouvelle Organisation Territoriale de la République, un amendement visant à donner aux régions la compétence de la mutualisation et de la gestion des plateformes d’information géographique, c’est à dire tous les outils de cartographie et de connaissance du territoire qui permettent aux collectivités de mieux connaître les réalités sociales, économiques, démographiques, naturelles… de l’espace, et donc de construire des politiques publiques plus efficaces et adaptées. Cet amendement constitue une avancée intéressante pour que les régions puissent mobiliser des outils de connaissance et d’intelligence du terrain, afin d’anticiper les évolutions d’avenir et de développer une action stratégique de long terme au bénéfice des habitants.

Autre point marquant du débat, l’amendement que j’ai déposé, co-signé par les députés socialistes du département, dont Patrick Mennucci, Henri Jibrayel et Marie Arlette Carlotti, afin de reposer le débat sur la solidarité métropolitaine. J’ai toujours déploré le fait que, dans le débat sur la création de la métropole, on oppose Marseille et le reste du département dans une démarche très caricaturale, alors que la réalité est très nuancée et que les équilibres à trouver dépassent largement cette division géographique.

En matière de solidarité, tout le monde reconnaît qu’il faut aider Marseille et mener des actions de redistribution des richesses. Mais cela ne suffit pas, il faut également que Marseille s’emploie de manière très volontariste à réduire les inégalités qui fracturent profondément le territoire de la ville, surtout entre quartiers Nord et Sud. Au Nord, certains arrondissements dépassent les 45% de logements sociaux. Au Sud, ce taux est inférieur à 5%, notamment vers la Corniche. C’est pourquoi j’ai proposé que l’on applique l’obligation de construction de 25% de logements sociaux non pas juste à l’échelle de la ville, mais pour chaque arrondissement, afin de promouvoir la solidarité entre tous les territoires.

Cet amendement n’a pas été retenu, mais il a permis de poser un débat important que les élus progressistes continueront à mener durant toute la phase de mise en place de la métropole et de ses grands projets d’action.

Aux trophées des entrepreneurs de la CGPME 13

J’ai assisté à la remise des trophées des entrepreneurs décernés par la Confédération Générale des PME qui souhaitait mettre à l’honneur le courage des entrepreneurs qui se lancent dans le difficile chemin de la création d’entreprise.

Des entrepreneurs à visage humain qui rivalisent d’ingéniosité pour proposer au public des biens et des services originaux. La CGPME parle ainsi d'”économie positive”, une économie mise au service de l’homme, créatrice de richesses et respectueuse de l’environnement et de la société.

Malaise à l’école des Lauves

J’ai rencontré, il y a peu, les parents d’élèves et les enseignants de l’école des Lauves, établissement primaire et maternelle qui reçoit les enfants de Beisson, Loubassanne ou Tivoli. Cet établissement se trouve actuellement en tension du fait de la multiplicité des problèmes de vivre ensemble et de sécurité qu’il connaît.

Confrontée aux difficultés sociales de la population qu’elle accueille (Beisson est l’une des deux zones urbaines sensibles de la ville), tout en défendant la mixité sociale, l’école doit faire face, à moyens constants, à de nombreuses situations de vandalisme, d’incivilité et d’agressivité. Les parents et l’équipe pédagogique sont aujourd’hui excédés et se mobilisent pour demander que les Lauves, soumises aujourd’hui au même régime que les écoles les plus favorisées de la ville, bénéficient progressivement d’aides supplémentaires pour encadrer les enfants, améliorer la sécurité aux alentours et améliorer les services périscolaires.

J’ai pris, lors de cette rencontre, la mesure de ces inquiétudes unanimement partagées et j’ai saisi M. le Recteur d’Académie ainsi que M. l’Inspecteur d’Académie, que je rencontrerai prochainement. Il est très important que nous puissions dégager des moyens adaptés pour protéger les enfants et les aider, car c’est à cet âge que l’éveil aux autres et l’apprentissage des connaissances commence. Apaiser la situation aux Lauves, c’est non seulement un enjeu d’égalité des chances, mais également de promotion de la mixité sociale dans une ville où les fractures urbaines sont déjà prononcées.

 

 

jdc lauves