Une médaille pour les 101 ans de M. Bourrelly

J’ai rendu visite à M. Marcel Bourrelly, à St Marc Jaumegarde, en compagnie du maire Régis Martin, pour offrir une médaille de l’Assemblée Nationale à M. Marcel Bourrelly, qui fêtera cette année ses 102 ans.

L’occasion de discuter de certains anciens du Puy Ste Réparade que M. Bourrelly a bien connu!

L’ordination de Franck de Marc à la cathédrale Saint Sauveur

Ce dimanche avait lieu l’ordination de Franck de Marc comme prêtre pour le diocèse d’Aix et d’Arles, à la cathédrale Saint Sauveur d’Aix.

En présence d’une foule très nombreuse, j’ai assisté à la consécration de ce jeune Peyrollais par l’Archevêque d’Aix et Arles, Monseigneur Dufour.

Durant la cérémonie, Mgr Dufour a notamment rappelé que notre société est aujourd’hui traversée par de nombreuses peurs, celles de la précarité matérielle ou de l’indifférence des uns vis à vis des autres dans une société devenue profondément égoïste.

Quel que soit notre rapport au culte, nous mesurons tous, autour de nous, la progression de ces craintes et de ces angoisses qui divisent de plus en plus notre société. Profondément laïque, j’ai pris comme principe de participer, chaque fois qu’il m’est possible de le faire, aux manifestations culturelles publiques, pour poser inlassablement la question du sens de la coexistence des êtres humains en paix.

Ces moments, comme de nombreux autres, participent du débat démocratique et citoyen sur ce qui nous unit. Dès lors que la spiritualité souhaite rassembler, et ne pas diviser ou stigmatiser, il est important d’encourager le dialogue interculturel, l’ouverture et la tolérance envers les idées de chacun.Notre République est foncièrement laïque, elle défend la liberté de croire ou de ne pas croire, sous la seule condition, indispensable, que les règles privées qui régissent les cultes et pratiques spirituelles se placent sous l’autorité indiscutable des lois qui assurent le respect de nos valeurs républicaines et démocratiques. C’est ainsi que nous pourrons garantir le vivre ensemble et des relations apaisées entre tous les citoyens.

La Pinette en fête

Beau succès populaire hier soir pour la Fête la Pinette, et la représentation d’un beau conte musical par les équipes du Festival d’Art Lyrique.

De nombreux habitants étaient sortis dans leur quartier pour profiter de la chance d’écouter un spectacle de grande qualité au pied de leur immeuble. Une culture populaire, qui sort des enceintes officielles de représentation (souvent confinées dans le centre ville), pour aller directement à la rencontre des habitants, chez eux, est une nécessité pour faire vivre la formidable richesse de la créativité artistique dans notre ville et faire en sorte qu’elle soit appropriée par chaque habitant

Le barrage Zola se modernise

J’ai accompagné les responsables de la société du Canal de Provence sur le site du barrage Zola, pour découvrir les travaux de modernisation actuellement menés sur le site. Vieux de plus d’un siècle et demi (il a été mis en service en 1854), innovation technologique de l’époque, ce vénérable édifice doit aujourd’hui faire peau neuve, même s’il a perdu sa fonction essentiel de source d’alimentation en eau potable de la ville d’Aix depuis le développement du réseau d’acheminement du Verdon.

Nous avons pu constater que la profondeur de la retenue d’eau, initialement de près de 35m, ne mesurait plus qu’une quinzaine de mètres, du fait de l’accumulation de 20m de sédiments au fil du temps. Sédiments qui ont obstrué les mécanismes de vidange et imposent les travaux actuels.

Au delà de cet enjeu technique, cette visite du chantier nous a donné une nouvelle fois la possibilité de mesurer la qualité du savoir faire des salariés du Canal, et l’importance de leur travail dans une gestion rationalisée des ressources en eau potable. Cela nous redonne également l’opportunité de saluer l’action des élus de l’époque, et notamment Louis Philibert, qui, de manière visionnaire, ont lancé le projet du Canal de Provence.

 

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Matinée civique à l’école de la Quilho au Puy Ste Réparade

Cette année, c’est la classe de CM2 de l’école de la Quilho du Puy Ste Réparade qui a été nominée dans la 14ème circonscription pour le Parlement des Enfants, qui délibère sur les propositions de loi élaborées dans  chacune des 577 écoles des circonscriptions partout en France.

J’ai ainsi rendu visite aux enfants de la classe la semaine dernière pour discuter non seulement de l’activité parlementaire au quotidien, mais également de certains sujets qui les préoccupent. Nous avons ainsi abordé le grave problème du harcèlement d’un enfant par les autres, des raisons pour lesquelles dans une classe un élève peut devenir un objet de moqueries, comment prévenir cela, faire réfléchir les enfants sur ces actes qui sont parfois menés sans une profonde volonté de nuire, comment sensibiliser les enseignants et le personnel au repérage de ces situations…

C’est d’ailleurs ce sujet qui a fait l’objet de la proposition de loi des enfants, même si elle n’a malheureusement pas été retenue au profit d’une proposition de loi portant sur le blocage des images choquantes sur les sites internet.

L’IAE a fêté ses 60 ans

L’Institut d’Administration des Entreprises fêtait très récemment ses 60 ans dans son campus historique de Puyricard, que Louis Philibert avait, en son temps, aidé à installé. 60 années plus tard, j’ai réaffirmé l’attachement du pays d’Aix pour cette grande école de commerce et de management.

L’identité du pays d’Aix c’est, en effet, non seulement la Sainte Victoire ou le Calisson, mais c’est surtout sa modernité, ses pôles de développement économique, et son réseau de formation et de recherche universitaire. J’ai toujours été, vous le savez, l’avocat du rapprochement entre l’Université et le monde professionnel, qu’il soit public ou privé. Lorsque je vois la qualité des connaissances et des recherches issues de l’Université et des grandes écoles, d’un côté, et le positionnement de très haut niveau de nos filières économiques autour de l’aéronautique, de l’énergie ou de la microélectronique, de l’autre, je sais qu’il y a là un potentiel de synergies considérables à atteindre.

C’est là l’enjeu principal du débat métropolitain. C’est un débat profondément territorial, portant sur notre capacité ou non à accompagner la recherche et la formation au service du développement économique et humain de notre territoire.Et sur ce territoire, nous avons la chance d’accueillir deux réseaux profondément imbriqués et complémentaires qui seront, je le pense, les moteurs du développement de l’économie de la connaissance et de l’innovation.

D’une part, le réseau AMU, autour de l’Université Unique, riche de ses nombreuses composantes, lauréate des Initiatives d’Excellence, dotée d’un potentiel considérable si nous parvenons à poursuivre le travail d’accompagnement de sa modernisation et de la mise en place de solides coopérations territoriales respectueuses des équilibres territoriaux, notamment entre Aix et Marseille. Nous devons nous réjouir d’avoir su construire un acteur cohérent et réunifié sur notre aire métropolitaine, qui a aujourd’hui la taille critique pour mener de grands programmes de recherche et de formation.

D’autre part, et c’est la force du pays d’Aix, le réseau des grandes écoles rattachées à AMU, dont l’IAE fait partie avec l’IEP ou l’ENSAM. Je crois beaucoup également aux coopérations entre ces établissements, qui ont historiquement développé des formations d’excellence dans leurs spécialisations respectives qui les singularisent de l’organisation universitaire traditionnelle.

C’est donc bien vers l’avenir que l’IAE se tourne aujourd’hui, et notre rôle est d’accompagner cette ambition. Dans le Contrat de Plan Etat Région, l’Etat et les collectivités se mobilisent autour du projet de modernisation du campus, indispensable pour défendre la position de l’établissement sur le marché des écoles de commerce et surtout offrir aux étudiants un accueil dans les meilleures conditions.

Je suis donc très attentif à l’avenir de l’IAE, car je considère qu’il en va de l’intérêt stratégique de notre territoire. Un territoire qui vit et respire l’innovation et la connaissance, et qui se positionnera comme un territoire d’avenir s’il fait de son Université l’axe central de ses choix stratégiques.

Le mois de mai, mois de la Résistance

Chers amis,

Le mois de mai qui vient de s’écouler nous permit de rendre de nombreux hommages à la Résistance, particulièrement le mercredi 27 mai où, plus d’un demi-siècle après le « terrible cortège » de Jean Moulin, selon les mots d’André Malraux, de nouveaux résistants sont entrés au Panthéon français.

Pierre Brossolette, résistant, torturé et mort sans jamais avoir dénoncé quiconque ; Germaine Tillion, résistante, déportée, et devenue ethnologue par la suite ; Geneviève de Gaulle-Anthonioz, résistante, nièce du général, et militante durant toute sa vie pour les Droits de l’Homme et contre la pauvreté ; et Jean Zay, résistant, ministre de l’éducation sous le Front Populaire, assassiné par la milice en 1944, et dont le collège de Rousset porte fièrement le nom, reposent désormais au temple laïque de la République parmi les hommes illustres pour lesquels la patrie est reconnaissante.

Ce geste fort du Président de la République fut pour la France un « rendez-vous avec le meilleur d’elle-même » selon ses mots de conclusion. La place est de ces grands hommes est désormais dans le sacro-saint lieu de la République pour laquelle ils luttèrent au péril de leur vie.

Leur rendre hommage c’est les ériger en exemples pour toutes les générations et celles à venir. Le passé et le présent restant intimement liés, notre devoir est, comme l’a rappelé François Hollande, de refuser la fatalité, d’espérer et de lutter comme eux le firent : « l’esprit de résistance » prend alors tout son sens avec l’entrée au Panthéon de ces hommes et femmes qui ont combattu pour la liberté et la République. Cette dernière n’est pas figée, elle se construit, se bâtit dans le temps et se cimente autour des grandes figures et personnages qui l’ont portée et défendue à travers les siècles.

Il était également important de les honorer tant leur combat fait écho avec les événements que notre pays a connu en janvier dernier. N’ayant pas peur de défendre la liberté, Pierre Brossolette, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Jean Zay se levèrent et défendirent l’idée d’une République ouverte et progressive.  Je ne peux dès lors que rejoindre les mots de François Hollande, hier, selon lesquels « chaque génération a un devoir de vigilance […] pour que l’intolérable ne soit pas toléré » avec pour inspiration les actes de bravoure de ces quatre figures de la Résistance française.

De nombreux hommages ont ainsi été rendus localement par ceux qui se souviennent que le “ventre est encore fécond d’où surgit la bête immonde”, pour reprendre les mots de Brecht. Particulièrement aux côtés de l’ANACR, dont j’avais ouvert récemment l’AG départementale, et qui organisait avec le Parti Communiste Français sa traditionnelle cérémonie sur la place des Martyrs de la Résistance, durant laquelle Noëlle Ciccolini-Jouffret a déposé une gerbe en mon nom.

Commémorations officielles également dans la matinée, en présence d’Harlem Désir venu se recueillir au Camp des Milles.

 

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Crédit photo: HB

Colloque sur les Musiques Actuelles en pays d’Aix

J’ai eu le plaisir, jeudi 21 mai, d’ouvrir, à l’IMPGT, le premier colloque consacré aux musiques actuelles en Pays d’Aix, le COMAIX. Ce colloque, organisé par l’association étudiante Sémélé, et soutenu par ma délégation communautaire à l’enseignement supérieur, a pour but de mettre en avant les productions culturelles actuelles, mais surtout de permettre des moments d’échanges entre les différents acteurs de la filières musical locale.

C’est Catherine Trautmann qui a la première reconnu l’importance des musiques actuelles dans le champ culturel français en 1998 et marque le début de l’institutionnalisation de ce type de production musicale. Localement, l’IMPGT et la CPA sont engagés depuis plusieurs mois dans une démarche de diagnostic territorial des besoins et des enjeux liés à la construction d’une scène des musiques actuelles, projet que je soutiens sans réserve car il répond à une forte attente en pays d’Aix.

Les musiques actuelles représentent en effet le patrimoine culturel de demain. Elles sont vecteur de développement personnel et favorisent l’accès à la culture pour tous et à tout les âges. Défendre la pluralité des expressions culturelles, dans notre ville, est un enjeu démocratique, car la création s’inscrit comme un espace intime et sans contrainte de liberté.