Nouvelle moisson de médailles pour les Viticulteurs de la Ste Victoire

Une nouvelle fois, les vignerons de la Ste Victoire sont revenus du Concours Général Agricole, qui s’est tenu le week end dernier, avec un nombre important de récompenses qui vient gratifier le travail formidable effectué depuis des années par Olivier Sumeire et l’ensemble des acteurs du monde viticole de ce territoire qui compte 28 vignerons.

Les vins primés ont ainsi été présentés à la presse par l’Association hier, jeudi, en ma présence ainsi que celle du conseiller général Roger Tassy et de plusieurs maires du canton. 30 médailles ont salué la qualité de ces produits et leur diversité.

La viticulture se positionne ainsi, année après année, comme l’un des atouts économiques, culturels et touristiques les plus dynamiques de notre territoire. Plongeant au coeur de notre identité provençale, elle sait contribuer au rayonnement de nos terroirs et à la préservation de nos activités agricoles dans un pays d’Aix toujours plus menacé par les extensions périurbaines. C’est pourquoi j’accorde beaucoup d’importance au travail de mutualisation, de soutien, de fédération des domaines de la Ste Victoire menée par l’Association des vignerons. Il s’agit d’une démarche collective indispensable pour assurer à nos vins la reconnaissance qu’ils méritent.

Parlement des Enfants: rencontre avec la classe de CM1-CM2 du Val St André

Chaque année, une classe de la circonscription participe au Parlement des Enfants, une initiative nationale de sensibilisation à l’institution parlementaire, organisée par l’Assemblée. Pour cette édition, c’est la classe de CM1-CM2 de l’Ecole du Val St André qui a été sélectionnée. Les élèves ont désormais la lourde tache de rédiger une proposition de loi relative aux nouvelles technologies, pour espérer être retenus et se rendre au Parlement des enfants en session en juin.

 

C’est autour de leur proposition visant à limiter les publicités commerciales sur les sites pour enfants, mais également autour de tous les aspects de ma fonction de député, que j’ai pu discuter avec les élèves et leur instituteur, M. Le Boursicot, ce vendredi. Ce fut un échange très riche et vivant, et j’ai été surpris par le très fort intérêt manifesté par les enfants sur les questions liées à la vie politique. Je suis sorti de ce rendez vous avec beaucoup de fraicheur et le sentiment que, malgré tout, l’esprit civique perdure fortement dans notre pays.

 

 

Question au Gouvernement sur l’avenir de la microélectronique à Rousset

Je suis intervenu aujourd’hui dans l’Hémicycle, lors de la séance des questions au gouvernement, pour interroger le Ministre du Redressement Productif sur l’état actuel des offres de reprise du site de LFoundry de Rousset et, à plus long terme, sur les éléments de stratégie industrielle que compte impulser l’Etat pour dynamiser l’ensemble du Pôle microélectronique provençal.
J’ai notamment insisté sur l’importance majeure pour la compétitivité et la souveraineté de notre pays de conserver sur notre sol des établissements de fabrication de semi-conducteurs autour de technologies innovantes.
Tout en rappelant son “amertume” vis à vis de la mauvaise gestion de cet “outil industriel de bonne qualité” par ses actionnaires, Arnaud Montebourg m’a apporté des éléments de clarification importants sur le dossier. Il a ainsi publiquement affirmé que les projets de reprise actuellement existants sont “techniquement et industriellement crédibles”, à même de “mener à bien un projet de reconversion industrielle qui ne pourra toutefois, malheureusement, conserver le format qui était auparavant celui de LFoundry.” Sur la base de cette crédibilité, des financements restent à trouver, et le Ministère affirme y travailler activement.

Si une solution de reprise, même partielle, pouvait ainsi être dégagée dans les meilleurs délais grâce à l’impulsion de l’Etat, un signe fort serait adressé en matière de perspectives de reclassement des salariés et de reconversion du site vers de nouvelles technologies prometteuses, susceptibles de recréer une activité industrielle d’avenir. Je me félicite de cette orientation et continuerai à m’engager avec la plus grande détermination pour faire vivre l’industrie de pointe à Rousset et en Provence

 

Retrouvez l’extrait de cet échange ci dessous:

Séance des Questions au Gouvernement – Pôle microélectronique de Rousset

 

Et la vidéo:

QAG Rousset

Visite de Vincent Peillon à Aix-en-Provence

J’ai accompagné hier le Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon, lors d’une visite à Aix placée sous le signe de la tolérance et de l’ouverture au multiculturalisme. Nous nous sommes ainsi rendus au Lycée Cézanne pour promouvoir l’enseignement des langues méditerranéennes, à travers une convention initiée par plusieurs établissements de la région qui souhaitent sensibiliser, dans une démarche expérimentale, leurs élèves à la tradition d’ouverture et d’échange dans laquelle baignent les pays d’Europe du Sud, du Maghreb et d’Orient.

Cette impulsion s’inscrit pleinement dans la vocation historique de notre région et de notre département, qui ont construit leur identité dans cette relation privilégiée avec la Méditerranée, comme le rappelait avec enthousiasme Fernand Braudel. Elle est également particulièrement moderne: l’arabe devient aujourd’hui une langue très demandée dans le monde professionnel, et les enjeux économiques de la coopération avec le Monde arabe prennent une place croissante dans le développement des Nations européennes. Aussi une démarche pédagogique de ce type vient elle s’inscrire pleinement dans les dynamiques éducatives et économiques d’avenir pour notre pays et notre région, et je suis très heureux que le Lycée Cézanne et son Proviseur Jean-Roger Ribaud en soient les animateurs privilégiés.

LFoundry: l’Etat confirme ses engagements

Après l’annonce de la liquidation de LFoundry, les acteurs locaux se sont rapidement mobilisés pour éviter la disparition d’un outil industriel performant et de compétences mondialement reconnues.

Les collectivités locales et l’Etat ont ainsi convenu d’un plan de maintien du site de production, dans l’attente de l’arrivée de repreneurs potentiels. Ce dispositif inédit de soutien et de financement nécessitait une implication forte de chacune des parties.

J’ai été informé hier après midi, mardi 11 février, par M. le Sous Préfet d’Aix, de la signature par M. le Préfet de Région, sur demande du Ministère du redressement Productif, de la convention-cadre qui autorisera le versement très rapide des fonds par les collectivités.

Je me félicite de cette décision, ainsi que de la position du Préfet qui m’a clairement assuré de la volonté d’une participation de l’Etat, dès lors qu’un investisseur sera à même de proposer un projet industriel crédible et pérenne de relance de l’activité.

Visite de l’entreprise Genes’Ink à Rousset

La CGPME 13 (le groupement des PME), présidée par Alain Gargani, organise l’initiative “entrepreneur d’un jour” avec chaque parlementaire des Bouches-du-Rhône, afin de les sensibiliser au quotidien des créateurs d’entreprise. J’ai accepté leur invitation à passer une matinée aux côtés de Mme Corinne Versini, fondatrice de Genes’Ink, une start-up implantée sur le pôle microélectronique de Rousset.

Avec ses 10 salariés, l’entreprise propose un concept extrêmement innovant visant à imprimer des nano-particules d’encre pour dessiner des circuits électroniques utilisables dans n’importe quelle application industrielle. Au niveau mondial, seuls deux établissements développent cette technologie d’avenir, qui permettra à terme de se passer des semi-conducteurs en silicium, rigides, pour commercialiser, par exemple, des produits souples (écrans télé, tablettes…).

La matinée passée dans l’entreprise m’a permis de mieux appréhender les obstacles qui pouvaient entraver la croissance d’une start-up très innovante comme Genes’Ink. La complexité des procédures administratives, la difficulté d’accès aux financements bancaires, constituent des freins classiques. Mais j’ai également évoqué le problème de la “vallée de la mort” de l’innovation, c’est à dire le stade intermédiaire de développement d’un produit innovant, qui est souvent faiblement financé. En France, la phase initiale de recherche privée sur des produits innovants est assez bien financée, grâce au rôle de la BPI ou du Crédit Impôt Recherche. La phase ultime de commercialisation est également viabilisée par plusieurs dispositifs et par le marché. En revanche, la phase intermédiaire consistant à sortir un prototype et entamer une démarche d’industrialisation d’un produit est faiblement soutenue. D’où les difficultés rencontrées par les entreprises pour passer ce cap.

Cette rencontre fut ainsi très riche et m’a permis d’échanger, à travers l’exemple concret de Genes’Ink, sur les carences des dispositifs de soutien au tissu industriel innovant, surtout dans le contexte actuel de fragilisation et d’incertitude sur l’avenir du pôle de Rousset, mis à jour par la faillite de LFoundry.