Débat sur le Mali: ma question sur le maintien de nos troupes en Afrique

Chers amis,

le Parlement avait organisé, hier, un débat solennel dans l’Hémicycle entre le gouvernement et les députés.
Membre de la mission d’information sur le Mali, j’ai souhaité poser une question à M. le Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sur l’avenir de nos troupes en Afrique et donc de notre capacité à répondre militairement aux menaces diverses qui se déploient dans cette région du monde. Je vous invite à retrouver ces éléments de débat ci-dessous

Retrouvez la vidéo de mon intervention

L’intervention liminaire de JM Ayrault

Semaine du contrôle parlementaire
Débat sur la situation au Mali

Question orale de M. Jean-David Ciot

Monsieur le Président
Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères,
Monsieur le Ministre de la Défense,
Mes chers collègues,

Grâce à la présence de ses bases permanentes en Afrique, la France a pu intervenir très rapidement au Mali, en mobilisant des moyens conséquents qui semblent, aujourd’hui, lui assurer une maîtrise militaire de la situation. Les objectifs principaux ayant guidé cette opération, à savoir le respect de l’intégrité territoriale du pays et la lutte contre le terrorisme, sont donc en passe d’être remplis.

Néanmoins, dans un horizon assez proche, nos forces vont commencer à se retirer car, comme vous l’avez indiqué, elles n’ont pas vocation à demeurer sur place.
Plus globalement, c’est l’avenir de la présence militaire française dans cette région du monde qui est mis en débat, notamment à travers la question des moyens alloués à notre stratégie de pré-positionnement en Afrique.

Le Livre Blanc de 2008 a annoncé un plan global de restructuration géostratégique du déploiement de nos armées, en poursuivant la diminution des effectifs stationnés dans les pays africains. Le Président de la République a confirmé cette inflexion en parlant, en fin d’année 2012, d’une capacité à apporter des réponses militaires à une situation de crise, plutôt qu’assurer une présence permanente sur place.

Or, dans le cas du Mali, ces nouvelles orientations stratégiques doivent être mises en perspective au regard des difficultés militaires rencontrées par l’armée malienne devant l’avancée des milices islamistes. Notre retour d’expérience semble ainsi nous amener à ouvrir le débat sur la relation entre le devenir de nos bases permanentes et le maintien de notre capacité à intervenir avec rapidité et efficacité. Nous devons également engager une réflexion sur l’opportunité d’un réarmement de l’Etat Malien.

Par conséquent, M. le Ministre, au regard de ce paysage complexe, et à partir des premiers éléments issus de l’expérience de ce conflit :
– Quelles relations de coopération et de soutien militaires la France compte-t-elle nouer, au lendemain du conflit malien, avec les Etats de l’Afrique de l’ouest et du Sahel ?
– Comment encourager nos alliés, notamment européens, à se mobiliser à nos côtés dans cette région ?
– Comment assurer le maintien, dans le contexte actuel, d’une capacité d’intervention militaire efficace, susceptible d’enrayer les menaces terroristes et les trafics en tous genres ?

Je vous remercie”

Jean-Yves le Drian, ministre de la défense

Merci pour cette question, monsieur Ciot. Avant Serval, la présence française en Afrique consistait, d’une part, en forces prépositionnées à Djibouti, à Libreville et à Dakar et, d’autre part, en forces engagées dans des OPEX – l’opération Épervier au Tchad et l’opération Licorne en Côte d’Ivoire –, soit un déploiement de quatre mille hommes environ.

La situation au Mali nous a permis de faire la preuve de notre réactivité, que ce soit à partir de nos forces prépositionnées mais aussi de nos forces en OPEX. Nous avons, dès le 11 janvier, réagi extrêmement rapidement et engagé le processus dont je vous ai exposé le calendrier tout à l’heure.

Les questions concernant notre présence en Afrique à l’issue de cette opération doivent, de mon point de vue, se poser davantage en termes de réactivité et d’adaptabilité de nos forces qu’en termes d’importance, si nous voulons répondre du mieux possible aux demandes de protection des États amis comme le Mali.

Par ailleurs, la meilleure prévention, c’est encore que les États africains, et en particulier les membres de la CEDEAO, soient dotés de forces militaires solides et acquises à la démocratie. Et s’il y a bien une mission qui nous incombe, c’est la formation et la consolidation des forces armées des différents pays avec qui nous entretenons des relations bilatérales.

Enfin, comme l’a très concrètement montré l’opération Serval, il est important qu’en matière de coopération militaire et de prévention, nous collaborions également avec les organisations interétatiques africaines, comme la CEDEAO ou l’Union africaine.

Telles sont les principales leçons que l’on peut déjà tirer de l’opération Serval, qui n’est pas achevée et dont nous serons sans doute amenés à reparler.

Hommage à Stéphane Hessel

J’ai appris avec énormément de tristesse le décès de Stéphane Hessel, grand résistant et militant infatigable des droits de l’homme. La gauche et le parti Socialiste perdent aujourd’hui une autorité morale, qui, toute sa vie, a lutté contre les injustices avec une générosité et une rectitude admirables. Dans une société marquée par l’individualisme et la désaffection pour la vie politique, Il représentait un modèle d’engagement, exemplaire, étranger à tout renoncement.
Je me souviens ainsi avoir été récemment très impressionné par son implication déterminée dans les débats ouverts par le Parti Socialiste lors de la période du Congrès de Toulouse. Jusqu’au bout, il aura témoigné de sa volonté inflexible de mener, à nos côtés, les combats qui lui étaient chers.

Métropole: Réunion avec Jean Pierre Bel, Président du Sénat

Aux côtés d’une délégation des maires des Bouches-du-Rhône, j’ai rencontré le Président du Sénat, Jean-Pierre Bel, sur le sujet de la Métropole. Nous avons ainsi pu échanger de manière très constructive sur le projet d’EPOC porté par l’Union des Maires 13. Le Président Bel a fait preuve d’une écoute attentive et s’est engagé à faciliter le dialogue entre les élus du département et le gouvernement.

Je conduirai, en outre, la délégation de l’Union des Maires qui rencontrera dans les prochains jours le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone.

Cérémonie du souvenir au Camp des Milles

j’ai participé il y a quelques semaines à la journée de commémoration de la Shoah, au Camp des Milles. Une cérémonie émouvante, devant le wagon du Souvenir, en présence des élus, des autorités de la République, des anciens combattants et des enfants de déportés.

Excellente performance du Pays d’Aix Handball Club

Pour le premier match, sous les couleurs aixoises, de Nikola Karabatic, le spectacle livré par le PAUC a été à la hauteur de l’enthousiasme du millier de spectateur présent dans un gymnase du Val de l’Arc archi comble. Les handballeurs aixois ont livré un match complet et généreux face à Montpellier, dauphin du classement de D1. Présent dans les tribunes, j’ai beaucoup apprécié la prestation de nos joueurs qui ont réussi à ramener un très bon point, malgré de légers regrets de n’avoir pu concrétiser quelques occasions décisives en fin de match.

Grâce à leur combativité et au talent de Nikola Karabatic, je ne doute pas que le PAUC réussira à se maintenir. Un sentiment partagé par les footballeurs olympiens présents dans les tribunes (Steeve Mandanda, Rod Fanni, Souleymane Diawara), qui m’ont fait l’amitié de poser à mes côtés après la rencontre.

Débat sur la décentralisation au séminaire de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains

Chers amis,

j’étais ce matin à l’Hôtel de Ville de Paris, à l’invitation de l’Association Nationale des Élus Communistes et Républicains (ANECR), pour participer au séminaire qu’elle organisait sur le thème de l’Acte III de la Décentralisation.

J’ai écouté avec attention l’inquiétude soulevée par les élus communistes quant aux évolutions institutionnelles connues par notre pays ces 10 dernières années. En effet, certaines grandes lois de réorganisation de l’Etat, comme la RGPP, portaient, derrière des objectifs de meilleure organisation de l’action publique, une approche très libérale de réduction de l’intervention publique locale et nationale. En retour, j’ai pu exposer aux nombreux élus présents ma vision d’une réforme de l’architecture institutionnelle de notre démocratie.

Alors que le projet de loi sur l’Acte III de la décentralisation arrivera bientôt au Conseil des Ministres, j’ai rappelé la nécessité de renforcer les rapprochements entre les collectivités, comme sur le territoire d’Aix-Marseille, mais sur la base d’une approche souple, à l’écoute des élus locaux, qui sache privilégier la coopération sur la tentation de la centralisation.

Au loto des Platanes, pour la dégustation des navettes du Député

Je me suis rendu jeudi à la salle des Fêtes des Platanes, où le club Entraide Solidarité organisait son traditionnel loto pour les seniors. J’ai pu y partager, aux côtés de Noëlle Ciccolini-Jouffret, et de Maurice Fabre, un moment de convivialité et de partage autour des navettes que j’ai offertes aux participants. L’occasion de rappeler le lien qui unit cette pâtisserie typiquement provençale, et l’esprit du voyage, de la découverte, puisque ce biscuit, par sa forme, a été imaginé pour célébrer la mer. Un esprit qui se retrouve au cœur des activités du club, à qui je ferai visiter en fin d’année l’Assemblée Nationale.

Mobilisation des parlementaires des Bouches du Rhône pour soutenir le programme X6 d’Eurcopter

Eurocopter, leader mondial de la production d’hélicoptères civils, et acteur industriel majeur de notre département, doit aujourd’hui relever l’enjeu du renouvellement du fleuron de sa gamme, l’hélicoptère super Puma, taxé d’obsolescence. Le programme X6, qui a pour vocation de lui succéder, doit donc être engagé par l’entreprise. Néanmoins, comme dans toute opération industrielle stratégique, l’investissement de l’Etat et des pouvoirs publics sera décisif. C’est pourquoi, avec les parlementaires de l’Est de l’Etang de Berre, j’ai cosigné un courrier à Jean-Marc Ayrault, pour lui demander un soutien du gouvernement en faveur de ce projet, qui pèse 6 500 emplois et, surtout, revêt une grande importance pour la pérennité de la filière aéronautique départementale et nationale.

Lisez le courrier adressé au 1er Ministre, concernant le programme X6 d’Eurocopter

 

Innovation et PME pour la visite de la Ministre Nicole Bricq à Rousset

Avec Jean Louis Canal, maire de Rousset et Conseiller régional, nous avons accueilli récemment la Ministre du Commerce Extérieur, Nicole Bricq, en déplacement sur la zone industrielle de Rousset. Nous y avons notamment visité ensemble l’unité de production de l’entreprise Smart Packaging Solutions (SPS), avant de rencontrer les entreprises du Pôle de Compétitivité SCS (Solutions Communicantes Sécurisées, qui regroupe les entreprises spécialisées dans la microélectronique et le logiciel).

Lors de ce déplacement, des questions majeures ont été abordées, principalement sur le renforcement du rôle des PME à l’exportation, grâce au moteur de l’innovation.

Sensible aux questions liées aux technologies de la défense nationale, j’ai insisté sur l’importance stratégique de développer un véritable savoir faire français sur la question de la sécurisation des transmissions de données numériques, notamment en matière militaire.

J’ai également abordé le dossier de la Carte Nationale d’Identité Electronique. Notre pays est aujourd’hui leader au niveau des technologies de fabrication de documents d’identité électroniques, notamment avec l’entreprise SPS. Or cet avantage est en train de s’étioler du fait de la non décision publique sur la production de la CNIE. Le Ministère de l’Intérieur, depuis 4 ans, n’a toujours pas donné les autorisations nécessaires au lancement de ce support, tandis que nos concurrents progressent dans ce secteur. Conscient de cet enjeu stratégique, j’ai saisi en personne Manuel Valls, pour que ce dossier soit enfin débloqué par le gouvernement.

 

Avec Marylise Lebranchu à la Faculté de Droit d’Aix

J’étais vendredi aux côtés de la Ministre de la Décentralisation et de la Réforme de l’Etat, Marylise Lebranchu, pour visiter, en compagnie du Président d’Aix Marseille Université, Yvon Berland, la Faculté de Droit d’Aix en Provence.

Ce passage par l’un des lieux emblématiques de l’Université unique a permis de rappeler le rôle central de la formation universitaire et de la recherche dans la dynamique du développement métropolitain. L’ Université représente, en effet, un acteur majeur de l’attractivité économique et sociale du territoire de par son rôle dans la formation des étudiants et l’animation des politiques de recherche. Lors du tour de table organisé par la Ministre, j’ai ainsi pu rappeler l’importance capitale, pour notre département, de mener une politique volontariste de structuration et d’accompagnement des filières industrielles autour de secteurs stratégiques tels que l’aéronautique, la micro électronique, la recherche militaire ou encore l’énergie. Cette action visionnaire est indispensable pour assurer à notre aire métropolitaine les conditions de sa prospérité durable et du maintien de l’emploi.

Or il ne sera pas possible d’y arriver sans une implication très forte des acteurs universitaires. Ceux ci l’ont d’ailleurs anticipé en engageant le processus de fusion qui a abouti à la naissance de l’AMU. J’en ai profité, au passage, pour souligner que ce processus de regroupement entre entités différentes, dotées de leurs histoires et de leurs modes spécifiques de fonctionnement, avait demandé à être étalé sur plusieurs années pour en dépasser la complexité, preuve que toute démarche de mutualisation nécessite du temps et de la souplesse. Le bilan de cette expérience devrait ainsi être utilement mobilisé par le gouvernement pour nourrir sa réflexion sur la métropole!