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Visite du Secrétaire d’Etat aux Sports, Thierry Braillard, au CREPS d’Aix-en-Provence

Jeudi dernier, j’ai accompagné le Secrétaire d’Etat aux Sports, Thierry BRAILLARD, lors de sa visite du Centre de Ressources, d’Expertise et de Performance Sportives Provence Alpes Côte d’Azur (CREPS PACA)  à Aix-en-Provence, accompagné de nombreux élus, des acteurs du développement sportif au sein de notre région (dont la nageuse Virginie Dedieu) ainsi que des agents du CREPS qui contribuent au quotidien au bon fonctionnement du site d’Aix-en-Provence, et dont le Secrétaire d’Etat a salué le travail remarquable effectué.

En effet, véritable centre d’excellence pour les jeunes sportifs, le CREPS accueille trois sites de formation pour les métiers du sport et de l’animation au sein de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur à Aix-en-Provence, Antibes et Boulouris. Ce ne sont pas moins de 400 sportifs, espoirs ou de haut niveau qui sont ainsi formés et entraînés chaque année dans ces trois enceintes.

Le CREPS réunit les conditions nécessaires à la mise en place d’un dispositif de formation complet et demeure aujourd’hui une priorité pour le gouvernement, notamment dans ses missions d’éducation populaire. La diversité de ses installations, que j’ai pu constater tout au long du parcours des formations proposées sur le site (tennis, football, escalade, basketball…), lui permet d’accompagner avec succès les élèves sur une vaste corps de disciplines.

Le Ministre a par ailleurs annoncé sa volonté de créer un véritable statut juridique pour les sportifs afin de les protéger de situations parfois difficiles de précarité et de reconversions ratées. Derrière les cas médiatiques de sportifs fortement rémunérés, se cache une réalité beaucoup plus complexe, où nombre d’athlètes se retrouvent dans une situation précaire pendant et après leur carrière. Or nous ne pouvons exiger toujours plus de victoires, de médailles, de performances sans protéger la carrière de nos sportifs dans son ensemble, et j’ai indiqué à Thierry Braillard tout mon soutien dans sa démarche et son action visant à proposer un texte de loi au Parlement dans les meilleurs délais.

 

 

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Avec René Malleville, le célèbre supporter marseillais, et le directeur du CREPS

 

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Une séance de formation

 

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Aux côtés des élèves basketteuses

Catégories : À la une, Actualités | jdc
posté le 10/20/14

2014-09-14 12.04.14

Compte rendu de bilan de mi-mandat de député d’Aix et du pays d’Aix

 

J’ai réuni récemment au Puy Ste Réparade mes amis de la 14ème circonscription pour évoquer devant eux mon bilan de mi-mandat de parlementaire, et ainsi revenir sur le sens de mon action de député d’Aix et du Pays d’Aix.

Durant ces deux années, j’ai essayé de renouer le lien entre les habitants de notre territoire et leur représentant. J’ai voulu m’inscrire dans la proximité en organisant des permanences dans les quartiers d’Aix et les villages de la circonscription, et en diffusant le plus largement possible les positions que je prends, via internet ou mon journal. Cette action, que je veux résolument proche du terrain, est nécessaire car je suis inquiet des effets de la crise actuelle du politique sur des citoyens lassés et parfois résignés. Je suis convaincu que le redressement de la France reste possible, tant notre pays peut être fort de ses atouts et de ses richesses.

C’est pourquoi je me suis battu sur plusieurs sujets importants durant ce mandat, en essayant chaque fois de me placer au dessus des stigmatisations caricaturales et des clivages personnels et artificiels. J’ai beaucoup reproché à Nicolas Sarkozy d’avoir profondément divisé le pays, alors que des sujets tels que le vivre ensemble ou la réindustrialisation de notre économie exigent la mobilisation de toutes et tous.

J’ai voulu ainsi réinscrire le pays d’Aix dans une vision nationale, car notre territoire, s’il reste attractif, manque de perspectives stratégiques autour de son avenir à long terme. Cela se constate sur plusieurs dossiers

 

1) L’économie : structurer durablement nos écosystèmes industriels

 

Le pays d’Aix est riche d’un tissu économique organisé autour d’écosystèmes performants et innovants (aéronautique, micro, énergie), qui manque cependant d’un maillage et d’un portage politique. Ce manque de pilotage stratégique s’est fait ressentir avec la faillite de LFoundry, 7e établissement industriel du département, qui a été liquidé non seulement pour des raisons internes (détournement de fonds, obsolescence, gouvernance chaotique…) mais également du fait de l’incapacité collective des acteurs à anticiper les évolutions du marché des semi-conducteurs. Alors que les nanotechnologies se développent à Crolles, en Isère, comment le Pôle de Rousset va t-il trouver sa place dans l’industrie des cartes à puce? Cette question est intimement liée à l’avenir de ST Microelectronics, qui emploie 3000 personnes sur Rousset, et je l’ai posée en séance, au gouvernement.

C’est dans cette perspective de dégager de nouveaux secteurs stratégiques de développement que je suis particulièrement attentif au sujet de la carte à puce électronique. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de nos compatriotes sont victimes de délits d’usurpation d’identité. Obsolète, aisément falsifiable, la CNI actuelle est devenue le principal vecteur de cette fraude. La CNIE (l’ajout d’une puce sur la CNI), en suivant l’exemple de nombreux pays européens, permettrait de sécuriser cette situation, au moment où la menace terroriste pèse sur nos sociétés.

Il s’agit non seulement d’un enjeu régalien de sécurité, mais également d’un enjeu économique pour le pays d’Aix. L’ensemble des entreprises est 100% français, et la puce est conçue par SPS à Rousset. Sur cette technologie d’avenir (sécurisation des données numériques), qui fait l’objet d’une intense concurrence, il faut donner à nos entreprises les moyens de se développer.

 

2) La Défense Nationale: changer de cap stratégique

 

De la sécurité numérique à la défense, le lien est direct. La majorité a voté l’an dernier la Loi de programmation militaire pour 5 ans, afin de fixer nos grandes orientations de défense. Avec Jean Yves Le Drian, notre armée connaît une évolution stratégique significative qui affirme comme priorité le renforcement de notre capacité à nous projeter vers les menaces internationales pour garantir notre sécurité. La loi privilégie ainsi la recherche sur la cyber défense ou encore les drones. L’actualité au moyen Orient nous démontre que cette capacité militaire est essentielle.

C’est dans cette logique que je participe régulièrement au comité parlementaire de suivi des accords de Lancaster House, de coopération franco-britannique en matière de défense. Dans une Europe où la mutualisation des politiques de défense peine à se construire, je considère pourtant que la coopération est le seul moyen de concevoir des programmes de recherche et d’industrialisation conséquents. Les accords entre notre pays et le Royaume Uni sur la question des drones en est un parfait exemple.

Enfin, en tant que membre de la commission défense, je me suis impliqué sur les sujets de recherche et d’industrie développés autour du CEA de Cadarache, particulièrement dans le secteur de l’énergie. Nous avons ainsi pu finaliser le Réacteur d’Essai (RES), vaste programme de recherche en lien avec la propulsion nucléaire de nos engins maritimes, et je suis intervenu à de multiples reprises pour attirer l’attention du gouvernement sur les risques de démantèlement d’Areva sous l’effet d’une logique purement financière, au détriment du maintien des compétences dans l’un de nos fleurons industriels.

 

3) Pour une mémoire vivante

 

Je me suis également engagé personnellement sur la question de la mémoire des soldats disparus sur le Front d’Orient entre 1915 et 1919, lors de l’expédition de Salonique. Je me suis rendu en Macédoine lors des commémorations de novembre pour rendre hommage à ces poilus, dont un tiers venait des anciennes colonies, tombés dans l’oubli. J’ai par la suite rencontré Kader Arif, Ministre des Anciens Combattants, pour qu’il puisse venir m’accompagner sur ces sites de mémoire et apporter aux morts la reconnaissance de la République.

A Aix, je soutiens le projet de construction d’un Conservatoire National de la Mémoire des Français d’Afrique du Nord, destiné à offrir aux chercheurs et aux habitants un accès à un fonds documentaire extrêmement riche et varié. Ce projet ambitieux permettra de faire vivre la mémoire de cette époque de manière apaisée, dans le respect, la tolérance et le dialogue.

 

4) L’Enseignement supérieur et la recherche

 

Depuis avril 2014, j’ai eu la chance de me voir confier la délégation à l’enseignement supérieur et la recherche de la communauté du pays d’Aix. J’en suis heureux car il s’agit véritablement d’une délégation stratégique dans un territoire très riche en établissements universitaires et en laboratoires de recherche, mais où, hormis la dynamique d’unité autour de la création de l’AMU, le champ est parfois épars et insuffisamment maillé. Je vois donc dans cette délégation un enjeu d’accompagnement et de structuration, par les politiques publiques, de relations de collaboration étroites entre le monde de l’innovation et celui du développement économique; de développement et de renforcement de nos écosystèmes innovants autour de l’énergie, la micro-électronique, ou encore l’économie numérique.

J’y vois également un enjeu d’amélioration de la reconnaissance et de l’insertion des jeunes chercheurs, diplômés et doctorants sur la marché de l’emploi local, qui reste encore trop imperméable aux intelligences que notre appareil universitaire a la chance de former localement.

Je suis enfin très attentif à la finalisation des programmes en cours de construction de logements étudiants, insuffisants sur Aix. Le prix de l’immobilier dans la ville centre est en train d’avoir un effet répulsif sur l’attractivité universitaire de la commune et les conditions de vie des étudiants, et il faut absolument enrayer la tendance en proposant une offre de logements supplémentaire.

 

5) Les antennes relais et la Santé publique

 

Le Pays d’Aix est un territoire de développement économique, mais il est également un espace de qualité de vie, de patrimoine naturel remarquable et de santé publique. Lors de ma campagne législatives, nos amis écologistes s’étaient mobilisés sur la question du vide juridique encadrant l’installation et le contrôle des antennes relais de téléphonie mobile, soulignant l’absence de consensus scientifique établissant la non nocivité des rayonnements électromagnétiques sur la santé des individus, notamment dans les HLM populaires où les opérateurs installent des forêts d’antennes relais sur les toits.

Au nom du principe de précaution, j’ai souhaité, en déposant une proposition de loi sur le sujet, que le Parlement puisse légiférer pour renforcer le cadre juridique en matière de concertation, de pouvoir de contrôle des maires, de protection des établissements accueillant des enfants, et d’évaluation des niveaux de rayonnements. Les députés écologistes ayant entrepris une démarche parallèle et ayant pu défendre leur texte dans le cadre du mécanisme des niches parlementaires, un processus législatif est en cours sur ce sujet, ce dont je me félicite, bien que le texte actuellement en discussion ait été fortement édulcoré.

 

6) La métropole

 

Je me suis également beaucoup impliqué dans le débat sur le projet de création d’une métropole réunissant 6 intercommunalités des Bouches-du-Rhône, à l’horizon du 1er janvier 2016.

Comme je l’ai systématiquement indiqué, je regrette que ce débat ait été, dès l’origine, mal posé, ce qui fait que nous avons abouti à l’opposition de deux caricatures: d’un côté les opposants à la métropole, mobilisant parfois, malgré nos efforts, un discours pouvant être réduit à la défense des intérêts primaires des villages gaulois; et de l’autre Marseille, avec certains élus annonçant ouvertement et grossièrement leur volonté de ne construire la métropole que pour “piller” les ressources fiscales des communes périphériques.

Cet enfermement caricatural nous a conduit à imaginer, dans la loi, une métropole déséquilibrée.

Je suis favorable, je l’ai toujours été, à la coopération métropolitaine, à la mutualisation des compétences stratégiques, à un portage politique des enjeux métropolitains. Les défis que nous devons relever dans notre département impliquent une gouvernance partagée et non plus un éparpillement des décisions entre communes, intercommunalités, département et région. Les déséquilibres et les tensions qui traversent notre territoire ne peuvent plus être traités uniquement localement. Les questions du Port, d’Airbus Eurocopter, de la gare de Miramas, de l’abandon des Quartiers Nords de Marseille, de Cadarache, de la crise agricole du Nord des Bouches du Rhône, de l’étalement urbain… doivent faire l’objet d’une prise en charge métropolitaine.

Pour cela, il nous faut réajuster le cadre législatif existant, au profit d’un transfert limité à la métropole des compétences stratégiques (et non plus un empilement bureaucratique de compétences) et d’une gouvernance équilibrée. C’est tout l’enjeu des discussions qui se déroulent actuellement sous l’autorité conjointe du préfet et du président de l’Union des Maires.

 

7) Culture et citoyenneté

 

Enfin, la culture étant l’un des socles de la société ouverte, libre et tolérante à laquelle j’aspire, j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt la réflexion autour de la création d’un lieu dédié aux musiques actuelles, mais aussi surtout les initiatives promues par le bas (comme le festival Zic Zac) par des associations qui s’inscrivent résolument dans la diversification culturelle dans une ville encore trop marquée par une orientation élitiste et institutionnelle. C’est aussi la raison pour laquelle je suis intervenu récemment sur la question des intermittents, considérant que le maintien du régime actuel était nécessaire pour la liberté de création.

Un autre sujet m’a beaucoup sensibilisé, celui des chibanis, les immigrés âgés, qui ont travaillé pour la France et vivent aujourd’hui dans des conditions très précaires. M’étant rendu dans la résidence Adoma d’Aix, je souhaite pouvoir prendre des initiatives locales et parlementaires, dans la suite des conclusions de la mission d’information sur ce sujet, afin d’attirer l’attention de nos concitoyens sur la nécessité de faire de ces populations des citoyens pleinement intégrés au sein de la République.

 

Si je devais ne tirer qu’une seule conclusion de ces mois écoulés et des perspectives à en tirer, c’est le constat de voir que notre pays, loin d’être paralysé par la sinistrose et le défaitisme, regorge d’énergies formidables. Ce potentiel, cette capacité de création et d’imagination, je ne peux imaginer qu’il s’éteigne au profit du repli sur soi et des crispations identitaires. La France a tout pour se redresser, je continuerai en tout cas dans cette voie là avec le même optimisme et la même détermination.

 

 

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posté le 10/13/14

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Fête de l’Aïd el Kebir

Je me suis rendu samedi matin aux côtés de la communauté musulmane d’Aix-en-Provence pour la prière qui marque le début de la Fête de l’Aïd el Kebir.

Malgré la précarité des conditions de prière, dans un gymnase Coulange plein à ras bord et ne pouvant ainsi dignement accueillir, et en sécurité, l’ensemble des croyants, obligés pour certains de se recueillir dans les couloirs du complexe, ce moment fut un bel instant de partage, d’ouverture et de tolérance. L’imam chargé du prêche a ainsi rappelé le rôle moteur des femmes dans nos sociétés et le devoir fait à chaque musulman de notamment favoriser l’accès à l’éducation pour les filles.

J’ai remercié mes amis pour leur invitation et adressé tous mes voeux de bonheur aux musulmans pour cette fête de l’Aïd

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posté le 10/7/14