Invit voeux député

Invitation à ma cérémonie des voeux de député

Je vous y attends nombreux!

 

 

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posté le 01/18/16

Demande de dissolution de l’Action Française

Ce mercredi 2 décembre, une conférence publique organisée par le Parti Socialiste à l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence a été violemment interrompue par une vingtaine d’activistes d’extrême droite de l’Action Française.

Cet incident fait suite à l’agression en novembre 2014, par les mêmes militants, de membres des Jeunes Communistes réunis dans leur local. Ailleurs en France, ce groupuscule d’extrême droite s’illustre tristement par des actions violentes menées contre la liberté d’expression.

C’est pourquoi, dans un courrier ci joint adressé aujourd’hui au Ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, j’ai demandé la dissolution du groupuscule d’Action Française, dont les fondements mêmes s’inscrivent en opposition avec les règles de l’autorité républicaine et du débat démocratique.
JDC AF

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posté le 12/4/15

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Cérémonie du 11 novembre au Puy Ste Réparade

Belle cérémonie du 11 novembre au Puy Ste Réparade. Je suis très heureux notamment de la présence des enfants des écoles, car la transmission de la mémoire est une chose capitale.

Vous pouvez retrouver le discours que j’ai prononcé ci dessous:

 

DISCOURS DU DEPUTE-MAIRE
101éme ANNIVERSAIRE DE LA GUERRE DE 1914-1918

et 97eme ANNIVERSAIRE DE L’ARMISTICE

11 Novembre 2015

Messieurs les Anciens Combattants et les porte drapeaux,
Mesdames et Messieurs les Présidents et responsables des associations Puéchennes,
Mesdames et Messieurs les élus et représentants des corps constitués
Mesdames et Messieurs les élèves de la Préparation Militaire Marine d’Aix en Provence,
Mesdames et Messieurs, Mes chers concitoyens,
Chers enfants du village présents,
L’année passée, nous nous sommes retrouvés nombreux au même endroit pour nous souvenir du commencement, il y a cent ans, de la 1ere Guerre Mondiale.

Un siècle déjà que la violence meurtrière s’est abattue de manière massive sur une partie de notre planète, sur notre Europe chère à nos coeurs et si souvent meurtrie par l’Histoire.

Sur ce Continent berceau de la civilisation, qui a inventé la démocratie, les arts et les lettres, et vu rayonner la philosophie, 14 millions d’âmes se sont éteintes, victimes de la furie des nationalismes.

Je pense aux 8 millions de nos compatriotes qui sont partis sur le Front se battre pour défendre leurs familles. Certains n’en sont jamais revenus, d’autres, près de 4 millions, ont été physiquement blessés et moralement dévastés par le spectacle de la haine et de la peur.

Voilà donc près d’un siècle que nous avons pris conscience que, désormais, nous détenions les armes de notre propre perte, et que la mondialisation, alors balbutiante, pouvait pousser les peuples à se confronter sur un théâtre planétaire.

Ce constat que nos aînés faisaient au sortir de la Grande Guerre, nous pouvons encore le faire aujourd’hui. Car malgré le rêve de « paix universelle » qui habite la société internationale depuis la chute du Mur de Berlin et la fin des totalitarismes, force est de constater que nos démocraties sont sous tension, sous menace du terrorisme et des extrémismes de tout ordre.

Le monde est devenu un vaste espace connecté, un « village global » parcouru par les ambiguïtés et les paradoxes. D’une part, il se veut accueillant, généreux, porteur de développement, de paix et de sécurité. Il reconnaît, presque partout, les droits de l’homme comme une valeur universelle et se range derrière des instances internationales qui n’ont jamais été autant légitimes.

D’autre part, il est aussi un espace de non sens, de non ordre, de conflits et de bouillonnements face aux conséquences d’une mondialisation qui se révèle parfois aveugle et violente.

Ce monde est capable d’engendrer la Cour Pénale Internationale, la coopération entre les peuples, mais aussi le terrorisme qui frappe aujourd’hui de manière lâche et aveugle le cœur de nos démocraties. Des combattants de la Haine qui n’ont rien à envier aux forces extrémistes qui ont déchaîné la violence en Europe il y a quelques décennies.

C’est pourquoi, chaque fois que la barbarie s’invite aux portes de la République, il nous faut nous rassembler, ensemble, par delà nos différences et nos sensibilités, pour nous souvenir, comme nous le faisons aujourd’hui.

Le devoir de mémoire n’est pas un simple devoir historique, une séquence commémorative routinière et formelle, un passage obligé pour des élus et des citoyens. Ici, ensemble, ce que nous devons construire à travers cette cérémonie, ce n’est pas un rideau protocolaire, mais une interrogation personnelle et collective sur le sens profond de la finalité de nos actions, de qui nous sommes et qui nous voulons être, avec les autres.

Nous devons nous interroger sur nos passions ordinaires, nos contrariétés quotidiennes, nos frustrations qui peuvent nourrir le ressentiment et la stigmatisation des autres. Nous devons nous souvenir pour prendre conscience du fait qu’au delà de nous mêmes, de nos intérêts individuels, nous sommes dans l’obligation de vivre ensemble et de bâtir un destin commun.

C’est cela qui a toujours fait la force et la grandeur de notre République. Dès lors que nous abandonnons cet effort sur soi même, que nous nous laissons aller aux pulsions immédiates, alors nous laissons prise à la montée des divisions, des stigmatisations, de l’intolérance, d’un nationalisme borné qui n’a plus rien à voir avec l’amour de notre Nation.

Le devoir de mémoire, c’est cet effort indispensable sur soi même, cette prise de hauteur vis à vis de notre quotidien, qui nous rappelle ce qui fait de nous des êtres humains, libres, autonomes, des citoyens de notre République.

Je suis ainsi très fier de me retrouver avec vous ce matin. Je suis très fier de me souvenir de tous nos compatriotes qui ont combattu et donné leur vie lors de la Grande Guerre, sur notre sol et à l’étranger. Je pense en particulier aux soldats du Front d’Orient, que j’ai eu la fierté de pouvoir honorer avec le Ministre et l’Etat Français en début d’année.

Je salue l’action de tous ceux, associations, anciens combattants, institutions, qui ont travaillé de manière assidue autour des mémoriaux, des cimetières, des documentations, de tous les monuments et symboles de ce conflit passé, qui offrent un témoignage inestimable auprès des jeunes générations.

Il y a 97 ans, le 11 novembre 1918, la France accueillait avec soulagement l’armistice et la fin du conflit, et notre village pouvait pleurer nos 59 concitoyens puéchens ayant perdu la vie pour leur pays.

C’est avec émotion que nous devons nous souvenir d’eux, ainsi que de l’ensemble de nos compatriotes et de tous ceux qui ont perdu la vie dans ce conflit. Quelle que soit leur nationalité, ce n’étaient pas des soldats aguerris, mais de jeunes hommes, voire encore des enfants, qui ont été plongés trop tôt dans l’enfer de la guerre.

Je vous remercie d’être venus ce matin pour leur rendre hommage.

Vive la paix, vive la République, vive la France

Jean David CIOT
Député des Bouches du Rhône
Maire du Puy-Sainte-Réparade

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posté le 11/12/15